La diversité du vivant : la classification des espèces

Partout ou presque, la vie… Depuis 4 milliards d’années, elle a colonisé tous les milieux et pris une multitude de formes. Mais cette diversité repose sur une unité fondamentale, et le désordre cache un ordre naturel. Partez à la découverte des sciences qui le dévoilent.

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Nom propre
Premier outil pour appréhender le vivant : la systématique, qui organise les espèces selon leurs ressemblances. Oui, mais voilà… pour faire ce travail, encore faut-il pouvoir dénommer de manière universelle chaque espèce ! Le naturaliste suédois Carl von Linné a donc mis en place au XVIIIe siècle un système qui fait appel au latin. Ses principes sont toujours utilisés. Une espèce (Homo sapiens) est ainsi désignée par le nom de son genre (Homo) — premier ensemble regroupant les espèces les plus proches —, puis le sien (sapiens).

Balcon sur la classification des espèces © Catherine Ficaja

Histoire naturelle
Rouvrez la boîte à outils et découvrez la phylogénie ! Il s’agit dans ce cas d’établir des relations de parenté entre espèces. Ces dernières se sont en effet formées et diversifiées à partir de formes ancestrales. En pratique, il faut identifier les caractères communs à certains organismes, légués par un aïeul à tous les membres de sa lignée. Chaque rameau de l’arbre phylogénétique représente un groupe issu d’une forme ancestrale et tous ses descendants.

Un bon plan
Chacun est unique, et pourtant... L’architecture du corps d’un animal trahit toujours son appartenance à son embranchement. Cette subdivision majeure du règne animal définit les organismes partageant un même plan d’organisation. Elle peut comprendre plusieurs milliers d’espèces. Sa détermination est rendue possible par l’anatomie comparée, une discipline qui s’intéresse à la forme extérieure, au nombre et à la disposition des organes, ainsi qu’aux tissus qui les constituent. De quoi établir une classification au plus près de l’histoire de la vie…