Que connaît-on du cerveau animal, homme compris ? L’exposition Pas si bête ! nous propose d’en apprendre plus sur cet organe et sur ses facultés. Une occasion de faire le point sur l’état du savoir en la matière.


DU 6 OCTOBRE 1999 AU 10 JUILLET 2000

Exposition Pas si bête ! 1000 cerveaux, 1000 mondes © MNHN - Service multimédia

Comment fonctionne le cerveau ? Tous les animaux en possèdent-ils un ? Que sait-on de leur conscience ou de leurs émotions ? Autant d’interrogations soulevées par le thème mis à l’honneur par le Muséum.

Dans un décor contrasté, inspiré par l’imagerie cérébrale, le visiteur se promène librement et découvre le cerveau et les capacités qu’il offre. Une multitude de manipulations amusantes, d’interactifs inattendus et d’audiovisuels souvent étonnants sont à sa disposition. Les nombreux exemples permettent une approche comparative, allant de la guêpe au canari.

Qui a un cerveau ?
À l’entrée, des projections en images fixes et animées du comportement des animaux poussent à se demander quel rôle joue le cerveau dans ces conduites. Tortues, pieuvres, perce-oreilles, éponges et bigorneaux : possèdent-ils tous un cerveau ? Un grand mur-vitrine se compose de bocaux à l’ancienne renfermant des cerveaux. L’enjeu est d’identifier à qui ils appartiennent. Les variations des jeux de lumière guident vers les réponses.

À l’intérieur d’un cerveau
À l’intérieur de larges ellipses lumineuses, délimitées par de fines cloisons suspendues, un ensemble de dispositifs montrent de quoi est fait un cerveau, ce que c’est et comment il fonctionne. À la manière d’un "centre opérationnel", le neurone reçoit, traite et, en fonction de leurs distances temporelle et spatiale, renvoie ou non les informations. Un logiciel propose de faire réagir un neurone en le stimulant, à différents degrés.

Des cerveaux, des mondes
Les capacités cérébrales sont ici classées dans 4 catégories, les "Mondes" de réflexes, de programmes, d’innovations et de cultures. Chacun renvoie à un ensemble d’animaux dont les représentants phares sont mis en valeur par des audiovisuels, des interactifs ou des jeux. Les mots définissant leur comportement apparaissent en lettres lumineuses. Les spécimens naturalisés, disposés au centre de ces espaces, sont issus des collections du Muséum.

Le visiteur peut tenter d’attraper une mouche avant qu’elle ne s’envole et confronter leur temps de réaction. Il peut également mettre en concurrence les techniques de mémorisation de trajet utilisées par le mille-pattes et le pigeon.

600 millions d’années, les cerveaux du passé
En conclusion, moulages endocrâniens et crânes de dinosaures, de poissons fossiles ou encore d’homo erectus rappellent que les cerveaux existent depuis environ 600 millions d’années. À travers près de 80 spécimens, l’exposition relie les observations faites durant le parcours à l’évolution et retrace les relations de parenté des animaux rencontrés.