L’exposition retrace le parcours des 154 "savants", issus de toutes les disciplines, qui suivirent Bonaparte de 1798 à 1801, pour une destination qui ne leur fut révélée qu’en chemin : l’Égypte. Trois années qui se traduisirent par de nombreuses découvertes.


DU 11 MARS AU 6 JUILLET 1998

Exposition Il y a 200 ans, les savants en Égypte © MNHN - Service multimédia

En 1798, le général Bonaparte lance la campagne d’Égypte qui se déroulera jusqu’en 1801. Celle-ci ne fut pas qu’une conquête militaire : elle fut également une expédition scientifique. Les quelque 30 000 soldats qui embarquèrent pour l’Égypte furent accompagnés de 154 "savants". Parmi eux, Monge, Berthollet ou encore une illustre figure du Muséum, Geoffroy Saint-Hilaire. L’exposition fait revivre l’aventure intellectuelle et humaine de ces hommes de science au pays des pyramides.

Les préparatifs et le voyage des savants
Arrivé dans le hall, sous les squelettes de baleines, le visiteur est transporté en Égypte. La douceur du climat et l’ambiance du pays est restituée, notamment par de grands voiles de tissu écru. Une galerie de portraits, des ouvrages, d’anciennes cartes et divers objets mis en scène dans un parcours circulaire font prendre conscience des préparatifs nécessaires au périple des scientifiques. L’entrepont de bois brut, les malles de voyage ou le canon du Patriote, navire échoué à son arrivée à Alexandrie, laissent imaginer le déroulement de la traversée.

Vivre et travailler au Caire
L’installation au Caire est symbolisée par une plus grande netteté des couleurs des images. Les savants se mettent au travail et s’accoutument peu à peu à leur nouvelle vie au Caire. La création de l’Institut d’Égypte leur permet de centraliser et présenter leurs recherches. Le visiteur peut admirer la reconstitution d’un "nilomètre", utilisé par les Égyptiens pour prévoir les crues du Nil, des dessins de Conté et une reproduction d’une des découvertes phares de l’expédition : la pierre de Rosette.

Collecter, dessiner, comprendre
Les missions en Basse et Haute-Égypte se succèdent. Les éclairages, les étoffes de tissu tendues du sol au plafond et le sol en fibres en coco contribuent à recréer l’atmosphère chaude qui entoure le travail des scientifiques, parfois néanmoins confrontés à des situations difficiles. Indispensables à l’étude et à la description de la faune et la flore égyptiennes, plusieurs pièces collectées sont exposées, comme un crocodile du Nil, des scarabées ou des planches d’herbier. Dans le mastaba, monument funéraire, repose une momie humaine que les visiteurs pourront observer.

Les postérités multiples
De nombreux objets réunis durant le voyage seront ensuite ramenés en France pour continuer à être examinés par les savants. L’une des productions majeures à l’issue de l’expédition est la rédaction de l’imposant ouvrage : la Description de l’Égypte. Il est présenté dans la dernière partie de l’exposition qui rappelle aussi la suite de l’histoire de la relation franco-égyptienne et se conclut par des photos dévoilant l’actuel visage de l’Égypte.