Présentant plus de 150 objets, l’exposition nous entraîne dans le monde des dragons. Elle permet d’explorer la diversité et les fonctions symboliques de ces créatures hybrides qui ont nourri l’imaginaire depuis la nuit des temps.


DU 5 AVRIL AU 6 NOVEMBRE 2006

Dragons, entre science et fiction © MNHN - Service audiovisuel

Exposition Dragons, entre science et fiction © MNHN - Service multimédia

Sujet de fascination depuis de nombreux siècles, le dragon est un animal légendaire et mythique. Ses couleurs, vert et rouge, les voiles translucides suspendus, les ombres projetées et la brise légère égrenant le mot "dragon" dans de nombreuses langues, font croire à la présence de ces êtres fabuleux.

Le parcours est ponctué de 13 petites histoires de dragons à écouter. Prenant appui sur un objet (la gargouille, la draconite) ou un thème, elles laissent place à l’imagination et font découvrir des récits transmis essentiellement par la tradition orale. Des extraits de films, tels Mulan de Walt Disney ou Jason et les argonautes de Don Chaffey, évoquent l’image des dragons dans les œuvres cinématographiques.

Source de rêve et d’inspiration, ces créatures hybrides constituent des motifs décoratifs prisés à retrouver sur les représentations artistiques et pièces ethnographiques, provenant de musées français et étrangers, qui sont exposées.

Au fil du temps et autour du monde
L’exposition Dragons, entre science et fiction débute sur les diverses perceptions de l’animal, au travers d’un méli-mélo d’objets, jouets, affiches et photos. Symbole festif, comme lors des célébrations du nouvel an chinois, sympathique ami des enfants ou monstre maléfique, le dragon a plusieurs incarnations.

Ses premières représentations, en Chine, remontent à plus de 6 000 ans. Le visiteur est invité à voyager à travers le temps et sur toute la surface du globe pour admirer les dessins d’un vase du XVIIIe siècle portant la marque de l’empereur Qian Long ou les sculptures du dragon de saint Georges et du serpent à plumes aztèque, Quetzalcóatl.

La charade du dragon
Une charade énonce les trois caractéristiques communes à tous les dragons. "Mon premier est un reptile", impressionne par sa tête de tyrannosaure et son fossile de Ptérosaure vieux de 110 millions d’années. "Mon deuxième" rappelle que les dragons ont dompté les 4 éléments. À l’aise dans l’eau, capables de provoquer des tremblements de terre en un mouvement et de se déplacer dans les airs, ils sont aussi de célèbres cracheurs de feu. À la manière des cabinets de curiosités du XVIe siècle, un tableau composite associant d’anciennes chimères à une œuvre contemporaine de Thomas Gründfeld, révèle le curieux assemblage de "mon troisième".

"Mon tout" met à l’honneur Perséphone. Réalisation de Jack Thiney, taxidermiste au Muséum national d’Histoire naturelle, elle emprunte les attributs de différents animaux.

Les missions attribuées par l’Homme
Incarnation du pouvoir, adversaire dont les héros doivent triompher, gardien de fantastiques trésors… Des pièces de collection, comme le bracelet en platine et diamant de la maison Cartier ou un casque d’apparat prêté par le musée de l’Armée, mais aussi des dispositifs interactifs, permettent de les dénombrer les missions, parfois contradictoires, que l’Homme a attribuées aux dragons.

Pour en savoir plus sur l’exposition, consultez le site dédié : http://dragons.mnhn.fr