De quelle taille pouvait être le cœur des sauropodes ? À quelle vitesse grandissaient-ils ? Comment se faisaient la circulation de leurs quelque 600 litres de sang ? Autant de questions que l’exposition aborde pour faire découvrir l’incroyable biologie des plus grands dinosaures de tous les temps.


DU 24 OCTOBRE 2012 AU 13 MAI 2013 (PROLONGÉE JUSQU’AU 24 JUIN 2013)

Bande-annonce de l'exposition "Dinosaure, la vie en grand" © MNHN - Frédéric Dubos et Sébastien Pagani

Visite guidée de l'expo "Dinosaure, la vie en grand" en LSF © MNHN - Sébastien Pagani

Visite de l'exposition avec Ronan Allain © MNHN - Frédéric Dubos et Sébastien Pagani

Exposition Dinosaure, la vie en grand © MNHN - Michel Fontaine

Nourrie des recherches en paléontologie, physiologie et biomécanique, Dinosaure, la vie en grand explore un angle peu connu : l’incroyable biologie des plus grands dinosaures de tous les temps, les sauropodes, qui ont vécu pendant environ 140 millions d’années. Ces herbivores géants, parfois longs de 40 mètres, hauts comme quatre autobus, et pouvant peser jusqu’à 90 tonnes, poussent à s’interroger sur les mécanismes biologiques qu’implique leur stature monumentale.

Accessible à tous et didactique, l’exposition, conçue par l’American Museum of Natural History de New York, offre des réponses illustrées, notamment par des scènes interactives, des activités pratiques et la reconstitution grandeur nature d’un Mamenchisaurus de 3 m de haut et 18 m de long, laissant voir d’un côté ses organes, et de l’autre sa peau.

Une plongée dans leurs systèmes digestif et dentaire permet par exemple de comprendre comment les sauropodes herbivores, dont font partie les Diplodocus, s’alimentaient pour obtenir les 100 000 calories qui leur étaient nécessaires quotidiennement.

Une des grandes caractéristiques de ces géants est l’impressionnante longueur de leur cou. Celui-ci était très pratique pour saisir des végétaux inaccessibles pour les autres animaux. Un fossile souligne la complexité de la structure vertébrale et son biomécanisme.

Contre toute attente, les bébés sauropodes sortant de leur coquille étaient minuscules, comparés à leurs parents. Le visiteur peut comparer leurs œufs avec ceux d’autres espèces vivantes ou disparues et imaginer comment leur poids pouvait être multiplié par 100 000 en une trentaine d’années.

Le cœur d’un sauropode devait propulser près de 600 litres de sang par minute à l’ensemble du corps, soit 100 fois plus que chez l’Homme. Une pompe, reliée à un ordinateur, est offerte à la manipulation et permet de se rendre compte de la pression nécessaire pour faire circuler le sang dans tout l’organisme.

Enfin, dans la dernière partie de l’exposition, les enfants peuvent s’initier au travail des paléontologues dans un chantier de fouilles reconstitué en taille réduite. Ce dernier volet a été élaboré par le Muséum national d’Histoire naturelle de Paris en collaboration avec le Musée d’Angoulême. Il propose aux visiteurs de découvrir l’un des plus riches gisements à dinosaures de France : le site d’Angeac, en Charente. Particulièrement riche en fossiles de dinosaures, ce chantier de fouilles a accueilli plusieurs campagnes d’exploration qui ont donné lieu à la découverte de nombreux ossements, et notamment à celle du plus grand fémur au monde.

Pour en savoir plus sur l’exposition, consultez le site dédié : http://dinosaure.mnhn.fr