L’exposition Alchimies présente au public des clichés photographiques de Sarah Moon, où s’exprime ses perceptions de la nature. C’est le fruit d’une véritable rencontre entre l’artiste et le Muséum national d’Histoire naturelle.


DU 14 OCTOBRE AU 24 NOVEMBRE 2013

Affiche exposition Alchimies - Sarah Moon

Inspirée par ses déambulations dans les espaces du Muséum avec leurs parts de découvertes et de révélations, Sarah Moon présente une exposition qui se révèle être un manifeste où s’exprime sa vision des mondes du vivant ; végétal, minéral, animal : de leur temporalité tant fragile que fugace, des imaginaires où elle nous emporte, des jardins, des drapés ou des miroirs, comme autant de paysages pour s’y confondre.

Installée dans la Grande Galerie de l’Évolution, l’exposition Alchimies met en avant le travail de la photographe, au milieu d’un écrin peuplé de fascinants spécimens. Une nouvelle production d’images, réalisée pendant l’été au Muséum, est au cœur de cet événement : des clichés pris dans la Ménagerie (spécimens vivants) mais aussi dans les collections de la zoothèque (espèces naturalisées), que la photographe met en scène dans les bâtiments historiques du Jardin des Plantes.

Autour de ces nouvelles œuvres, une centaine de photographies sont accrochées : tout d’abord une dizaine de tirages faisant l’objet d’une donation aux collections du Muséum, mais aussi des photographies extraites de la collection personnelle de Sarah Moon ou rapatriées de l’étranger pour l’occasion. Ainsi, en mêlant nouvelles images inédites produites pendant l’été 2013 et grandes icônes de l’artiste, l’exposition trace la perspicacité de son regard sur la nature, qu’il soit en couleur ou en noir et blanc, qu’il soit question de fleur, d’oiseau, de rocher, d’arbre, d’éléphant ou de chimpanzé…

Biographie de l’artiste

La photographe, née en France en 1941 sous l’occupation, grandit en Angleterre. Elle devient modèle avant de se lancer dans la photographie en 1970. Ses premiers clichés, dans l’univers de la mode, reçoivent très rapidement un accueil positif. Elle navigue ainsi de marques prestigieuses en magazines de renommée internationale, avant de se lancer dans un projet plus intime, plus personnel.

L’importance de la mise en scène, de la fiction mais aussi les procédés techniques utilisés, de tirage notamment, ancrent son œuvre dans une dimension intemporelle. Son appareil lui permet d’évoquer la solitude, l’enfance, la féminité, l’imaginaire… apportant une perception différente du sujet selon qu’il soit traité en noir et blanc ou en couleur. Elle expose ses photographies, notamment lors d’expositions personnelles, à travers le monde : à Paris (Jeu de Paume, Maison Européenne de la Photographie…), aux Rencontres Internationales de la Photographie à Arles, à San Francisco, Tokyo, Londres, Moscou… Elle publie plusieurs monographies et reçoit de nombreuses distinctions : le DADA d’or et d’argent (New-York, 1972), le Lion d’or, Films publicitaires (Cannes, 1986-1987), le Grand Prix national de la Photographie (Paris, 1995), le Lucy Award (New-York, 2006)…